Comment un groupement d’établissements de formation aux métiers des Travaux Publics s’est lancé dans une démarche RSE
Un accompagnement en Responsabilité Sociétale de l’entreprise, cela peut sembler complexe. C’est pourtant très simple, comme le montre ce cas client de démarche RSE.
Présentation
L’EATP, l’EFIATP et le CFCTP sont situés à Egletons en Corrèze. Ces trois établissements de formation aux métiers des Travaux Publics emploient près de 200 personnes directement, et une quatrième entité englobe les services de support des 3 établissements.
Chaque établissement a sa spécificité :
- L’EATP propose de la formation classique du CAP au BTS pour 600 élèves internes,
- L’EFIATP forme en alternance 450 stagiaires et apprentis du CAP à la Licence Professionnelle,
- Le CFCTP se consacre à la formation continue, plus de 1100 personnes par an y suivent des enseignements, dans plusieurs centres en France.
Ces établissements ont également développé des partenariats avec des écoles à l’étranger, notamment en Afrique de l’Ouest.
Des plateformes d’exercices pratiques se trouvent sur place, et c’est un des points forts de ces formations qui couvrent l’ensemble des sphères des Travaux Publics :
- Construction de routes,
- Terrassement et conduite d’engins,
- Maintenance des matériels de chantier,
- Génie civil,
- Travaux sur les réseaux (eau, électricité par exemple).
La Fédération Nationale des Travaux Publics, la FNTP, travaille activement à la décarbonation du secteur et c’est cette approche environnementale qui a poussé ces établissements à contacter Change:On pour aller plus loin sur ce sujet.
L’environnement comme point de départ
Le volet environnemental était donc au cœur des préoccupations des établissements lors de la prise de contact.
Les deux premiers échanges avec les équipes dirigeantes des différentes structures ont permis de détailler les tenants et les aboutissants de la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise, la RSE, et l’approche plus globale qu’elle apporte. C’est ainsi que le choix s’est porté sur un accompagnement sur cette thématique, qui va plus loin que le volet environnemental.
Magali Criner, directrice de l’EATP et de l’EFIATP détaille ce choix : ‘Nous avons aimé le fait que la RSE soit une approche holistique avec les 5 piliers (gouvernance, pilier social, pilier sociétal, pilier économique et pilier environnemental). Où nous positionnons-nous en terme social et sociétal ? Pourquoi ne pas voir plus global que l’environnement ? C’est ce qui nous a convaincu que c’était un accompagnement en RSE qu’il nous fallait.’
Pour chaque entité ainsi qu’au global, la proposition de Change:On était de faire un diagnostic RSE photo à un instant T des bonnes pratiques existantes en RSE. Ces entretiens et l’expertise d’Anne-Laure Noël, experte en RSE ont servi de base à des pistes d’action et une matrice de matérialité pour chaque établissement.
Le choix de Change:On
Professionnalisme et expertise
Change:On a été choisi pour son professionnalisme et son expertise dans le domaine de la RSE.
‘C’est le mix de la vision stratégique et de l’approche pragmatique qui nous a séduit. C’est un sujet où il est facile d’avoir un vocabulaire hors sol, nous voulions du concret. Anne-Laure Noël est également très professionnelle, les dates avancées pour l’envoi de documents, devis et autres ont toujours été respectées’
Magali Criner
Pour ces trois établissements, ce diagnostic RSE était l’occasion de mettre en place une démarche avant qu’elle ne devienne obligatoire, en devançant ces questions sociétales et prenant de l’avance dans les réflexions à ce sujet.
Une compréhension de la réalité du terrain
Au mois de novembre 2022, Anne-Laure a passé une semaine à Egletons, l’occasion de visiter les 4 structures et découvrir l’environnement. Une soixantaine d’entretiens de parties prenantes internes se sont déroulés durant cette semaine-là, les autres ont été réalisés en visioconférence ou par téléphone.
Magali Criner souligne l’adaptabilité, l’écoute et l’analyse de l’environnement qui ont été des clés de la réussite de cette mission : ‘Anne-Laure s’est très vite approprié la réalité des gens, de notre environnement complexe et cela n’est pas donné à tout le monde. Elle a une capacité à comprendre le fonctionnement d’une structure très rapidement.’
Un diagnostic auprès d’un très large panel de parties prenantes
Pour réaliser le diagnostic, des entretiens individuels ont été réalisés auprès de 115 personnes. La volonté était de couvrir un échantillon le plus large possible de parties prenantes pour avoir une vision exhaustive. Une occasion en or de faire le point sur les attentes des parties prenantes sur les différentes structures.
Les parties prenantes externes et internes qui ont participé aux entretiens ont apprécié cette démarche positive et volontaire de la part des 3 établissements, qu’il s’agisse d’entreprises, de familles, des équipes, des apprenants ou de partenaires.
Les avantages de la démarche
Faire un point d’arrêt et prendre le temps
Par l’approche globale de la RSE, les établissements sont allés au-delà des besoins de départ, centrés sur l’environnement. La Responsabilité Sociétale a permis de prendre en compte des problématiques initialement inexistantes.
‘Anne-Laure nous a dit : ‘Vous faites forcément déjà de la RSE’. Le diagnostic a un côté rassurant, nous faisons des choses bien. Nous avions peur des retours sur le pilier social, qui est finalement celui où nous sommes le plus avancés !’ explique Magali Criner.
Le diagnostic et les pistes d’action ont été l’occasion d’une remise en question. La matrice de matérialité globale a permis de dégager trois axes principaux pour la stratégie des années à venir :
- La communication interne,
- L’environnement, avec un volet lié au métier des Travaux Publics et un volet lié au fonctionnement des structures,
- Et les achats.
Les différents établissements ont apprécié le fait de prendre le temps de se pencher sur ces sujets. Réflexions sur les parties prenantes, lecture des diagnostics, échanges concernant les pistes d’action, réalisation de la matrice de matérialité : ces étapes ont permis de poser les réflexions et de coconstruire la stratégie et la suite de la démarche.
Un processus finalement court
La réalisation des entretiens, la rédaction des 5 diagnostics et 5 documents de pistes d’action – un par entité et un global – et la réalisation de la matrice de matérialité globale : tout ceci a pris 6 mois.
Magali Criner a été agréablement surprise par ce laps de temps : ‘Tout cela s’est fait plutôt vite. Les entretiens ont avancé rapidement en parallèle de notre travail de tous les jours et nous avons reçu les diagnostics et les pistes d’actions très vite une fois les entretiens finis.’
Et maintenant ?
La matrice de matérialité globale a été construite, les matrices de matérialité de chaque entité sont en cours de définition, ainsi que le plan d’action stratégique détaillé. Des embauches ont déjà eu lieu, et certains sujets ressortis dans les pistes d’action avaient déjà été résolus entre le moment de la rédaction des documents et celle de la relecture !
L’engagement et l’implication des directions sont des éléments connus pour la réussite d’une démarche RSE. Ici, il est évident que ce sujet est désormais au cœur de la stratégie de chaque entité, la pérennité de la démarche est assurée.
‘En un mot, c’est ‘humaine’ qui définirait le mieux l’approche d’Anne-Laure’
Magali Criner – Directrice de l’EATP et de l’EFIATP


